L'Olivier de Koad ar Markiz - Huiles d'olives et pêcheurs d'Islande

Historique

Le moulin de Tojeira et la Biocoop de Traou An Douar

A partir de 1995-96, les agriculteurs de la région de Beira Intérieur commencent à recevoir des aides de l’Europe pour entretenir les oliveraies oubliées sous les pins eux mêmes destinés à la production de cellulose. Toutefois peu ont alors l’idée de récolter les olives pour vendre de l’huile à l’extérieur.
En 1998 nous lançons la première expérience de récolte, transformation et commercialisation des olives. Elles provenaient de 2 exploitations différentes : Luis Coutinho (Tojeira) et Joachim Conceicao Lopes, mon "beau père". L’huile était extraite dans le moulin de Tojeira, un vieux moulin qui utilise les roues en pierres de granite pour écraser les olives et des presses hydrauliques pour en extraire le précieux liquide. Nous avions commencé l’embouteillage dans des bouteilles en verre de 1l qui étaient commercialisées par la Biocoop de Lannion qui l’achetait au prix de sortie du moulin. Nous amenions l’huile d’olive à Lannion gratuitement. Expérience humaine gratifiante mais coûteuse.

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1998 : Premières ventes d’huile d’olive de Beira en bouteilles de 1l à la Biocoop "Traou an Douar" de Lannion

C’est pourquoi, les années suivantes, l’approvisionnement de la coop était irrégulier du fait de nombreux facteurs : production aléatoire par un petit nombre de producteurs, absence d’une personne pour assurer le lien entre les producteurs portugais et les consommateurs bretons, prix ne couvrant pas les frais de cette filière de vente directe

En 2007, l’idée en s’installant avec Avant-Premières ; était d’assurer un approvisionnement plus régulier en élargissant à tous les petits producteurs de la région organisés en coopérative (Vila Velha de Rodao) et, permettre de dégager un revenu de cette activité en s’y consacrant à plein temps.

La ferme de Tojeira
La ferme de Tojeira est vaste et comporte environ 100ha de vieux oliviers mais ne produit que 4000 à 5000 l d’huile par an, ce qui est extrêmement faible pour une exploitation de cette taille. Les oliviers sont peu denses (#70 arbres/ha), souvent sur des pentes escarpées. Tous les oliviers pour la production d’huile sont de la variété Galega. L’olive de bouche provient de quelques arbres de la variété Cordovil parsemés deci delà dans l’oliveraie.

La coopérative de Vila Velha de Rodao

La coopérative de Rodao est située dans le même village que la ferme de Tojeira. Plus de 400 petits producteurs y adhèrent pour y presser leur olives et commercialiser leur surplus d’huile. Presque tous utilisent la même variété traditionnelle "Galega".

Dans cette région il est difficile de mécaniser la récolte des olives car les fruits de la "Galega" sont très petits mais aussi car les arbres se trouvent sur des mini-terrasses inaccessibles. Ainsi, les 2/3 des oliviers donnent des fruits qui ne seront jamais récoltés.

La région se vide, les bergers meurent et ne sont pas remplacés, de même pour ces petits agriculteurs qui ont un jardin et quelques arbres, oliviers, orangers...

Le Moulin du Professeur Faria à Penha de Aguia (la plume de l’aigle)

En 2007, un autre producteur de la région nord de Beira nous a rejoint dans cette idée de commerce équitable. C’est un petit producteur transformateur Bio qui se fait connaître sous le nom de Dulfar qui appartient au professeur Faria par ailleurs enseignant à Porto. L’exploitation de 18 ha est installée sur les hauteurs dans un petit village à environ 7-8 km de Figueira do Castelo Rodrigo, au sud du fleuve Douro. L’exploitation et le moulin sont certifiés en Bio par Ecocert. L’huile Dulfar est relativement amère avec un goût de feuilles vertes, olives fraiches. Elle provient d’oliviers de 2 variétés différentes : Cobrançosa et Mansalinha et irrigués. L’huile Dulfar a remporté en 2011 le prix d’honneur à la foire de Santarem au Portugal, où étaient par ailleurs présentées 101 catégories huiles de 84 producteurs espaqgnols et portugais.

L’huile d’olive "Marofa"
Le moulin de Dulfar produit et commercialise l’huile provenant d’olives des paysans du voisinage. Ces oliveraies ne sont pas certifiés en Bio tout simplement parceque ces agriculteurs n’ont ni les moyens, ni le besoin de se certifier.

L’huile Marofa provient d’oliviers plus vieux, non irrigués, principalement des variétés Cornicabra et Negrinha. L’huile est plus douce mais reste dans la même lignée de caractère que la Dulfar.

Dulfar et Marofa sont encore très peu diffusés par notre réseau. Vous pouvez la goûter sur les marchés à la ferme ou lors de dégustations que je me propose de faire à votre demande.

En résumé, il s’agit ici de mettre en place une filière de commerce équitable en dehors de tous les circuits traditionnels de vente et sur la base de d’un réseau actif de bénévoles. Le but ultime est de redonner Vie à nos campagnes à travers une activité qui a du sens

Depuis juin 2010 je suis installé sous le statut d’auto-entrepreneur. Je dégage un petit revenu de cette activité mais doit optimiser tous les coûts, réduire mes déplacements et compter sur la bonne volonté, aussi bien des producteurs au Portugal que des acheteurs en Bretagne.


Eric LE QUÉRÉ - 02 96 38 51 65 - 06 23 11 73 16 - lequere@free.fr

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